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Sergeant JOHN JAMES WHITE

22nd Battalion Australian Imperial Force

Né à Baringhup (Australie)

Mort au combat à Bullecourt (France) le 3 mai 1917

© Australian War Memorial DA14919A

 

Forgeron d’une petite ville d'Australie et père de deux enfants, John s’engage volontairement dans le corps expéditionnaire australien en avril 1916. Arrivé en septembre au camp d’Étaples pour des stages d’aguerrissement, il est promu sergent. Le 3 mai 1917, la 2nd Australian Division est engagée dans une nouvelle attaque contre la ligne Hindenburg dans le secteur de Bullecourt. John est porté disparu à l'issue de cette offensive. Son corps est découvert de manière fortuite et identifié en 1994. Il est inhumé au Quéant Road British Cemetery en présence de sa fille Myrle. Sur cette photo, elle est âgée de quelques mois, assise sur les genoux de sa mère, Lilian, aux côtés de son père John et de son frère Colin.

A blacksmith in a small Australian town and father of two, John joined up as a volunteer with the Australian Expeditionary Force in April 1916. Arriving at the camp in Étaples for battle familiarisation training, he was promoted to the rank of sergeant. On 3rd May 1917, the 2nd Australian Division was engaged in a new attack on the Hindenburg Line in the Bullecourt sector. John was reported missing in action at the end of this offensive. His remains were later discovered by chance and identified in 1994. He was buried in the Quéant Road British Cemetery in the presence of his daughter Myrle. In this photograph, she is just a few months old, sitting on her mother Lilian’s knee, next to her father John and her brother Colin.

© Australian War Memorial DA14919A

Portrait de famille avec John, son épouse Lilian, leur garçon Colin et leur fille Myrle. Cette photographie est prise en 1916, avant le départ de John pour le front.

Family portrait showing John, his wife Lilian, their son Colin and their daughter Myrle. This photograph was taken in 1916 before John's departure for the front.

© Service Archéologique d’Arras

 

Papiers d’incorporation de John White dans les forces impériales australiennes.

John White's enlistment documents into the Australian Imperial Forces.

 

© Service Archéologique d’Arras

Télégramme du ministère australien annonçant la mort du Sergent J. J. White à sa femme Lilian le 10 juin 1917.

Telegram from the Australian Ministry informing his wife, Lilian, of the death of Sergeant J.J. White on 10th June 1917.

© Service Archéologique d’Arras

 

Lettre de l’armée australienne concernant le rapatriement des affaires du sergent White auprès de sa famille en Australie..

Letter from the Australian Army concerning the return of Sergeant White's belongings to his family in Australia.

 

© Service Archéologique d’Arras

 

Lettre des forces australiennes énumérant les effets personnels de John White.

John avait en sa possession, une paire de ciseaux, un testament, un coupe-ongles, une montre en métal endommagée, un carnet et un porte-monnaie.

 

Letter from the Australian Forces listing John's personal effects.

John had in his possession: a pair of scissors, a will, nail clippers, a damaged metal watch, a notebook and a wallet.

© Service Archéologique d’Arras

 

Accusé de réception des affaires du Sergent White signé par sa femme Lilian.

Acknowledgement of receipt of Sergeant White's belongings, signed by his widow, Lillian.

© Service Archéologique d’Arras


Lettre de remerciement de Lilian White pour le rapatriement des affaires de son mari, en date du 26 mars 1918.

Letter of thanks from Lilian White for the return of her husband's belongings, dated 26th March 1918.

© Service Archéologique d’Arras


Photographie de l’inhumation de John White en 1994.

Le corps de John est découvert à l’automne 1994 par un habitant de Bullecourt. Il est identifié grâce à sa plaque d’identité. De nombreux objets personnels ont été conservés, comme un portefeuille à l’intérieur duquel se trouvent une photographie et une mèche de cheveux blonds. Le 11 octobre 1995, son corps est inhumé au Queant Road British Cemetery, en présence de sa fille Myrle, âgée de 80 ans. Elle a souhaité déposer la mèche de cheveux dans le cercueil de son père et a fait don des objets personnels au Musée Jean et Denise Letaille Bullecourt 1917.

Photograph of the burial of John White in 1994.

John's body was found in the autumn of 1994 by a Bullecourt resident. He was identified by his identity tag. A number of personal items were preserved, such as a wallet containing a photograph and a lock of blonde hair. On 11th October 1995, he was buried at the Queant Road British Cemetery, in the presence of his daughter Myrle, then aged 80. She decided to place the lock of hair inside her father's coffin, and donated the personal items to the Musée Jean et Denise Letaille Bullecourt 1917.

Zoom sur... / Focus on...

BULLECOURT

 

Le 11 avril 1917, pour soutenir l’offensive lancée devant Arras depuis deux jours, le Général Gough, à la tête de la Ve armée britannique, déclenche une attaque entre Quéant et Bullecourt, puissant maillon dans l’organisation défensive allemande de la Ligne Hindenburg. Sans l’appui de l’artillerie, 12 tanks doivent ouvrir le passage à la 4th Australian Division et à la 62nd (2nd West Riding) Division, mais les tanks engagés sont rapidement mis hors service. Les soldats se heurtent alors à des défenses allemandes quasi intactes et sont contraints au repli.

Le 3 mai suivant, une seconde attaque est ordonnée. La 62nd (2nd West Riding) Division repart au combat avec la 2nd Australian Division qui refuse toute intervention des chars. Malgré un soutien de l’artillerie et le renfort des 1st et  5th Australian Divisions, la 2nde bataille de Bullecourt s’avère une tragique répétition de la première. Les Australiens prennent pied dans le village mais enregistrent 7 000 pertes supplémentaires.

Au total, près de 10 000 hommes de l’Australian Imperial Force sont tués ou blessés lors de ces deux batailles de Bullecourt.

On 11th April 1917, in support of the offensive launched outside Arras two days previously, the commander of the British Fifth Army, General Gough, ordered an attack between Quéant and Bullecourt, a stronghold in the German defensive system known as the Hindenburg Line. Without artillery support, 12 tanks were to open a passage for the 4th Australian Division and the 62nd (2nd West Riding) Division but the tanks deployed were quickly put out of action. So the infantry soldiers came up against German defences that were virtually intact, and were forced to fall back.

The following month, on 3rd May a second attack was ordered. The 62nd (2nd West Riding) Division went into battle once more alongside the 2nd Australian Division which refused the deployment of any tanks. Despite artillery support and reinforcements in the form of the 1st and 5th Australian Divisions, the Second Battle of Bullecourt proved to be a tragic repetition of the first. The Australians took control of the village, but suffered a further 7,000 losses.

In total, almost 10,000 men of the Australian Imperial Force were killed or wounded during the two battles of Bullecourt.

© Paper Menthe

En 1993, la statue d’un soldat australien surnommé le « Digger » est inaugurée dans le parc mémorial australien de Bullecourt, pour rendre hommage à l’engagement des forces australiennes. Œuvre du sculpteur Peter Corlett, qui a également réalisé le Cobber de Fromelles, ce soldat arbore les symboles des forces australiennes : un chapeau mou (slouch hat) sur lequel est accroché le badge du Rising Sun (soleil levant).

In 1993, a statue of an Australian solider nicknamed the “Digger”, was inaugurated in the Australian Memorial Park of Bullecourt to honour the commitment of those Australian forces. The work of sculptor Peter Corlett, who also created the Cobber at Fromelles, this soldier is wearing symbols of the Australian forces: a slouch hat bearing the Rising Sun badge.