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Acting Corporal LEONARD ARTHUR KAYE

Signal Corps 3rd Canadian Division

Né à Tunbridge Wells (Angleterre) le 25 janvier 1893

Mort à Peterborough (Canada) le 21 mars 1971

© Kathryn Ann Powell

 

D’origine anglaise, la famille de Leonard s’installe au Canada en 1907. Le chaos de la Grande Guerre contrarie ses études d’électricien. Il décide alors de mettre à profit ses connaissances en rejoignant la compagnie des communications au sein de la 3rd Canadian Division. Pendant la Bataille d'Arras, il établit de nouveaux réseaux de transmission dans les tunnels « Prince Arnulf » et « Schwaben », galeries souterraines allemandes fraîchement capturées après l’assaut canadien de la crête de Vimy. À l’automne 1918, Leonard est décoré de la Military Medal pour avoir risqué sa vie sur le no man's land en rétablissant des lignes de communication sous le feu ennemi à Arras.

 

Of English origin, Leonard's family settled in Canada in 1907. The chaos of the Great War interrupted his studies to become an electrician. So he decided to put his skills to good use and enlisted in the signal company within the 3rd Canadian Division. During the Battle of Arras, he installed new transmission networks in the "Prince Arnulf" and "Schwaben" tunnels, which were German underground galleries recently captured after the Canadian attack on Vimy Ridge. In the autumn of 1918, Leonard was decorated with the Military Medal for having risked his life in no man's land to re-establish communication lines under enemy fire in Arras.

© Kathryn Ann Powell

Présentation des différentes médailles et distinctions, à vers et revers obtenues par Leonard Arthur Kaye au sein du corps canadien pendant la Grande Guerre. La Military Medal, à gauche, lui a été remise à l’automne 1918. À droite figure également le Disque de la Libération de Mons obtenu en novembre 1918.

 

Display of the various medals and distinctions, front and back, awarded to Leonard Arthur Kaye, a member of the Canadian Corps during the Great War. He was decorated with the Military Medal, on the left, in the autumn of 1918. Also shown, on the right, is the Mons Liberation Medal awarded in November 1918.

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VIMY

 

Depuis  octobre 1914, la crête de Vimy qui culmine à 145 mètres, est aux mains des Allemands. En raison de son importance stratégique, elle a été massivement fortifiée, avec des lignes de tranchées ponctuées d’abris bétonnés. De la fin 1914 à la fin 1916, toutes les tentatives alliées pour s’emparer de ce verrou ont échoué.

 

Lors de la Bataille d'Arras, les quatre divisions canadiennes, réunies pour la première fois en un corps d’armée, ont pour mission la prise de la crête. Les préparatifs sont caractérisés par leur extrême minutie et par l’importance accordée à la logistique de l’offensive. Un effort considérable est aussi réalisé pour creuser et aménager un vaste réseau de 12 tunnels à plus de 10 mètres sous terre. Ils doivent permettre un accès protégé des troupes d’assaut à la première ligne et le contact rapide vers l’arrière pour le rapatriement des blessés, le ravitaillement et les renforts. Éclairés, équipés pour certains de chemins de fer à voie étroite et de canalisations d’eau, ces tunnels sont aussi aménagés pour entreposer des stocks de nourriture et de munitions.

 

À 5h30, le 9 avril 1917, l’infanterie canadienne part à l’assaut, précédée d’un barrage d’artillerie, parfaitement chronométré, qui avance devant les fantassins et les chars. En 30 minutes, les Canadiens se rendent maîtres d’une partie de la première ligne allemande, puis de segments de la seconde après seulement une heure de combat. Deux jours plus tard, toute la crête est sous contrôle. Les Canadiens ont capturé 3 400 prisonniers allemands en trois jours. La capture de la crête de Vimy a un coût humain élevé : on dénombre 10 602 victimes canadiennes, dont 3 598 tués. Cette victoire demeure une page majeure dans l’histoire de la nation canadienne.

 

From October 1914, Vimy Ridge, reaching 145 metres at its highest point, had been in the hands of the Germans. Because of its strategic value, it was massively fortified with lines of trenches dotted with concrete shelters. From late 1914 to late 1916, every Allied attempt at seizing this obstacle failed.

 

During the Battle of Arras, the mission to take the ridge was assigned to the four Canadian divisions, in action as a single army corps for the first time. Preparations were extremely meticulous and importance was attached to the logistics for the offensive. Considerable effort was also devoted to excavating and developing a vast network of 12 tunnels 10 metres underground. Their role was to offer the attack troops protected access to the front line and also a rapid route for evacuating the wounded rearward and bringing up supplies and reinforcements. These tunnels had electric lighting and some of them were equipped with narrow gauge rail lines and water pipes. They were also fitted out to hold stocks of foodstuffs and munitions.

 

At 05:30 hours on 9th April 1917, the Canadian infantry moved into the attack, preceded by a perfectly timed artillery barrage which rolled forward ahead of the infantrymen and tanks. In 30 minutes, the Canadians had seized part of the German first line, followed by sections of the second line after just one hour of fighting. Two days later, the entire ridge was under their control. The Canadians captured 3,400 German prisoners in three days. The capture of Vimy Ridge came at a high human cost: losses stood at 10,602, 3,598 of them killed in action. This victory is recognised as a key chapter in the history of the Canadian nation.

© Nicolat Belot - Fotolia

 

Un mémorial, inauguré en 1936, se dresse sur le sommet de la crête, dans un terrain concédé au Canada. Walter Seymour Allward mit onze ans à réaliser ce mémorial, qui rend hommage aux 66 655 Canadiens tués au cours de la Première Guerre mondiale. Sur la base de ce monument figurent les 11 285 noms des soldats canadiens, sans sépulture et présumés morts en France.

Inaugurated in 1936, a memorial stands on the summit of the ridge, on a site gifted to Canada. Walter Seymour Allward devoted eleven years to creating this memorial, which honours the 66,655 Canadians who fell during the First World War. The names of the 11,285 Canadian soldiers who have no known grave and are presumed to have died in France appear on the base of this monument.