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2nd Lieutenant HENRI ROLAND ISAACS

7th Battalion Suffolk Regiment

Né à Croydon (Angleterre) en 1897

Mort au combat à la Chapelle-de-Feuchy (France) le 9 avril 1917

© Fonds documentaire Alain Jacques

 

Relevant de la 12th Division, le bataillon d'Henry est d'abord cantonné dans une des carrières du réseau souterrain Saint-Sauveur aménagé pour protéger les soldats avant la Bataille d’Arras. Le 9 avril 1917 à 5h30, son unité s'élance à l'assaut de la « Black Line », le premier objectif allemand atteint en trente minutes. Lors de cette phase initiale, Henry, bloqué par les barbelés et les mitrailleuses ennemies, est mortellement blessé. En 1919, son père tente de retrouver la tombe de son fils sans jamais y parvenir. Un calvaire, érigé par sa famille, est aujourd’hui encore visible le long de la route de Cambrai au lieu-dit de la Chapelle-de-Feuchy, à l'emplacement présumé de sa disparition.

Part of the 12th Division, Henry's battalion was initially quartered in one of the quarries in the Saint-Sauveur underground network which had been developed to shelter soldiers ahead of the Battle of Arras. On 9th April 1917 at 05:30 hours, his unit launched an attack on the Black Line, the first enemy objective which they achieved in thirty minutes. Held up by barbed wire and enemy machine guns, Henry was fatally wounded during this initial phase. In 1919, his father made efforts to find his son's grave, but he never succeeded. Erected by his family, a Calvary can still be seen today on the Cambrai road, in a hamlet called Chapelle-de-Feuchy where he is presumed to have fallen.

© Pascal Mores

Au lieu-dit la Chapelle de Feuchy, la famille du Lieutenant H. R. Isaacs, du 7th Battalion Suffolf Regiment relevant de la 12th Division d’infanterie, dresse cette croix en sa mémoire.

 

In the place called « la Chapelle de Feuchy », the family of Lieutenant H. R. Isaacs of the 7th Suffolk Regiment, part of the 12th infantry division, put up this cross in tribute to him.

Zoom sur... / Focus on...

© Fonds documentaire Alain Jacques

 

Les carrières souterraines aménagées par les équipes de tunneliers néo-zélandais renforcées par d’autres unités de tunneliers ou d’infanterie britannique, sont devenues de véritables cantonnements capables d’accueillir trois divisions britanniques. Dès le 3 avril 1917, un premier bataillon utilise les galeries creusées et passe du centre de la ville aux carrières situées sous les quartiers Saint- Sauveur et Ronville, distants de quelques dizaines de mètres des lignes adverses.

Un « commandant de cave », disposant de forces de polices nécessaires, a la responsabilité de la répartition spatiale des différentes unités britanniques qui vont se relayer dans cet immense abri. Des panneaux indiquent l’accès au poste de commandement, aux antennes médicales et aux cuisines.  Ces deux dernières structures sont systématiquement placées à proximité l’une de l’autre, suivant en cela le règlement institué dans les casernements britanniques.

Pour répondre aux besoins élémentaires des hommes, des douches et des réservoirs sont aménagés dont l’approvisionnement en eau est assuré par des canalisations ou des puits. Les latrines pour officiers et hommes du rang sont différenciées et installées dans chaque salle à proximité des accès, quand cela est possible, pour favoriser la ventilation. Réparties en deux séries de vingt places chacune, elles doivent suffire aux besoins d’un bataillon, soit 700 à 800 hommes. On crée également un nombre identique d’urinoirs et de douches.

La signalétique informe sur la localisation des points d’eau et de ces commodités, qui font l’objet d’un suivi sanitaire strict comme l’indique les recommandations retrouvées à proximité de ces lieux, telles que la mentions « no spitting allowed »… Toutes ces directives, émanant directement du commandant de bataillon, sont appliquées par l’officier médical. Sans satisfaire pleinement aux règles sanitaires en usage dans l’armée britannique pour l’installation d’un campement provisoire, les carrières d’Arras offrent cependant une grande sécurité malgré la proximité du front et un relatif confort aux hommes avant la montée aux lignes.

À la veille de la Bataille d’Arras, les caves et les carrières peuvent héberger plus de 24 000 hommes soit l’équivalent de la population d’Arras à la veille de la Grande Guerre.  13 000 sont logés sous le secteur des places, 2 000 sont placés dans les tunnels Saint-Sauveur et 9 000 peuvent aisément  prendre place dans les cantonnements souterrains de Ronville.

De nos jours, des milliers de graffitis et de dessins tels que des représentations féminines témoignent des pensées de ces soldats. D’autres dessins envoyés aux familles décrivent des événements réconfortants, comme le service religieux qui se tint devant le pilier 5E de la Carrière Wellington.

 

LE CANTONNEMENT SOUTERRAIN

THE UNDERGROUND ENCAMPMENT 

© Fonds documentaire Alain Jacques

 

The underground quarries developed by the teams of New Zealand tunnellers, reinforced by other British tunnelling or infantry units, became a real encampment capable of accommodating no fewer than three British divisions. On 3rd April 1917, a first battalion was posted to the excavated galleries and was moved from the town centre down into the quarries lying beneath the Saint-Sauveur and Ronville districts, just a few dozen metres from the enemy lines.

A "cave commander", having the requisite policing resources at his disposal, was given responsibility for the spatial distribution of the various British units that were to succeed one another in this immense shelter. Signs pointed the way to the command post, medical units and the kitchens.  The medical units and kitchens were always installed close to one another, following the arrangement instituted in the British barracks.

To meet the men's basic necessities, showers and water tanks were installed and supplied with water via pipes or wells. The latrines for officers and the rank and file were separate and, if possible, were installed in each room close to the accesses to improve ventilation. Divided into two rows of twenty places each, they had to meet the requirements of a battalion, or 700 to 800 men. An equivalent number of urinals and showers were also created.

Signage pointed to the location of water points and sanitation facilities which were subject to strict sanitary monitoring, as indicated in notices posted nearby such as "No spitting allowed". All these instructions, handed down directly by the battalion command, were enforced by the medical officer. Although not fully compliant with the health rules applied in the British Army for the establishment of temporary encampments, the quarries of Arras nevertheless offered the men a high degree of protection in spite of their proximity to the front, and relative comfort before moving up to the battle line.

On the eve of the Battle of Arras, the caves and quarries had the capacity to accommodate over 24,000 men, the equivalent of the civilian population of Arras just before the Great War.  13,000 were stationed under the sector of the town's squares, 2,000 were posted to the Saint-Sauveur tunnels and 9,000 were easily accommodated in the Ronville underground encampments.

Today, thousands of graffiti and drawings, such as female figures, are indicative of the thoughts of those soldiers. Other drawings sent back home to families depict comforting events such as the religious service held in front of pillar 5E in the Wellington Tunnels.