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Gunner WILLIAM FREDERICK BATTS

57th Siege Battery Royal Garrison Artillery

Né à Banbury (Angleterre) le 2 avril 1896

Mort au combat à Marœuil (France) le 30 mars 1917

© Kevin Northover

 

Cordonnier dans l’Oxfordshire, William s’engage dans l’armée britannique en tant qu’artilleur. Sa batterie fait partie des 2 800 pièces d’artillerie qui ouvrent le feu dès le 20 mars 1917 pour détruire les positions allemandes. À partir du 2 avril, ce bombardement s’intensifie à tel point que la semaine précédant l'assaut du 9 avril sera nommé « la semaine de souffrance » par l'armée allemande. Le 30 mars, alors que William se dirige vers un dépôt de munitions, il est pris sous un bombardement ennemi entre Sainte-Catherine et Marœuil et se réfugie dans un abri pulvérisé par un obus. Tué sur le coup, il est enterré au Marœuil British Cemetery.

An Oxfordshire shoemaker, William joined up with the British Army as a gunner. His battery was one of the 2,800 artillery pieces to open fire on 20th March 1917 with the goal of destroying the German positions. From 2nd April, this bombardment was intensified to such an extent that the week preceding the attack of 9th April was called "the week of suffering" by the German Army. On 30th March, as he was making his way to a munitions depot William was caught in an enemy bombardment between Sainte-Catherine and Marœuil. He took refuge in a shelter that was blown to pieces by a shell and was killed instantly. He is buried at Marœuil British Cemetery.

© Kevin Northover

Les soldats du 57th Siege Battery Royal Garrison Artillery à Bristol au début de l’année 1916 avant leur départ pour la France. William est localisé sous la croix bleue.

Lorsque la guerre éclate, William travaille avec son père dans l’affaire familiale et projette de s’engager dans l’armée britannique dans une unité non-combattante, en tant que cordonnier. Cependant, un sergent recruteur de l’armée le convainc de rejoindre la Royal Artillery. William intègre alors la Royal Garrison Artillery le 19 juillet 1915.

 

The men of the 57th Siege Battery Royal Garrison Artillery in Bristol in early 1916 before their departure for France. William is standing under the blue cross.

At the outbreak of the War, William was working with his father in the family business and planned to join up in a non-combatant unit, as a boot maker. However, an army recruiting sergeant persuaded him to join the Royal Artillery. So William signed up with the Royal Garrison Artillery on 19th July 1915.

© Kevin Northover

Portrait de la famille de William, pris en 1930, treize ans après sa mort au combat. De gauche à droite, au premier rang apparaissent Frederick (le père), Nellie et Florence, au deuxième rang on y voit Dorothy, Sarah Ann (la mère), Alec et Harold.

 

Portrait of William's family, taken in 1930, thirteen years after his death in battle. On the front row from left to right are Frederick (his father), Nellie and Florence; on the second row, we see Dorothy, Sarah Ann (his mother), Alec and Harold. 

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LA SEMAINE DE SOUFFRANCE

 

Les préparatifs de la Bataille d’Arras ont été particulièrement soignés avec la mise en place de 2 800 pièces d’artillerie disposées sur le front d’attaque. Le nombre des canons est tel que leurs roues se seraient touchées sur toute la longueur de la ligne de bataille, si on les avait placés les uns à côté des autres. Des dépôts de munitions et des magasins  sont aménagés dans le courant du mois de mars car il est prévu de tirer 2 689 000 obus, soit un million de plus que ce qui a été utilisé sur la Somme.

Le bombardement préliminaire commence le 20 mars, mais jusqu’au début d’avril la moitié des batteries restent silencieuses afin de ne pas dévoiler l’importance réelle du soutien de l’artillerie à l’action projetée. L’écrasement des positions allemandes commence le 2 avril. Des milliers d’obus s’abattent sur le secteur des premières lignes ennemies qui est bientôt dévasté. Les Britanniques utilisent pour la première fois les Projector Livens, du nom de leur inventeur, le lieutenant Livens. C’est une arme qui projette, à l’aide de mortiers, des bombes remplies de gaz. Les Allemands appellent ces quelques jours qui précèdent la bataille d’Arras « la semaine de souffrance ».

Preparations for the Battle of Arras were meticulously planned, with the placement of 2,800 artillery pieces distributed the length of the attack front. Guns were deployed in such number that, had they been placed side by side their wheels would have touched along the entire length of the battle line. Munitions depots and stores were installed in the month of March, the intention being to fire no fewer than 2,689,000 shells, one million more than had been used on the Somme.

The preliminary bombardment started on 20th March, but half of the batteries remained silent until the beginning of April, so as to disguise the actual extent of artillery support for the planned action. The annihilation of the German positions started on 2nd April. Thousands of shells rained down on the sector of the enemy first lines, which was soon devasted. For the first time, the British used Livens Projectors, named after their inventor Lieutenant Livens. This was a mortar weapon capable of throwing drums filled with gas. The German were to call these few days preceding the Battle of Arras "the week of suffering".