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Sergeant JAMES MARKLAND

20th Battalion Manchester Regiment

Né à Hyde (Angleterre) en 1894

Mort au combat à Bullecourt (France) le 4  mai 1917

© Jim Markland

 

James, fileur dans l’industrie du coton, rejoint en novembre 1915 les Cheshire Yeomanry, une milice à cheval faisant partie de la Force territoriale en charge de la défense du territoire national. En août 1916, il est transféré en France dans un bataillon du Manchester Regiment avec lequel il participe à la Bataille de la Somme. L’année suivante, au cours de la Bataille d’Arras, son bataillon se lance le 4 mai 1917 à l’assaut de Bullecourt et subit de lourdes pertes suite à un terrible bombardement allemand. James, porté disparu, fait partie des 250 pertes enregistrées ce jour-là. Son nom est gravé sur le Mémorial d'Arras.

A spinner in the cotton industry, in November 1915 James joined up with the Cheshire Yeomanry, a mounted militia forming part of the Territorial Force with responsibility for the defence of the national territory. In August 1916, he was transferred to France in a battalion of the Manchester Regiment, in which he fought at the Battle of the Somme. On 4th May the following year, during the Battle of Arras, his battalion launched an attack on Bullecourt and suffered heavy losses as the result of a devastating German bombardment. Posted missing in action, James was one of the 250 losses recorded on that day. His name is engraved on the Arras Memorial.

© Jim Markland

Portrait des parents de James Markland.

Thomas et Bertha Markland vivent à Newton dans la région du Cheshire en Angleterre. Ils se sont mariés en 1889. Thomas travaille dans l’industrie du coton et Berta est femme au foyer. Ensemble, ils ont huit enfants : Isabella (née en 1890), Anne (née en 1891), James (né en 1894), Maria (née en 1897), Florence (née en 1899), Alice (née en 1901), John (né en 1902) et Bertha (née en 1907).

 

Portrait of James Markland's parents.

Thomas and Bertha Markland lived in Newton in the county of Cheshire, in England. They married in 1889. Thomas worked in the cotton industry and Bertha was a housewife. They had eight children together : Isabella (born in 1890), Anne (born in 1891), James (born in 1894), Maria (born in 1897), Florence (born in 1899), Alice (born in 1901), John (born in 1902) and Bertha (born in 1907).

© Jim Markland

Badge des Cheshire Yeomanry de James Markland.

James rejoint en novembre 1915 les Cheshire Yeomanry, une milice à cheval faisant partie de la Force Territoriale. Cette unité officie pour le maintien de l’ordre et la protection du territoire national en temps de guerre.

 

James Markland's Cheshire Yeomanry badge.

In November 1915, James joined up with the Cheshire Yeomanry, a mounted militia forming part of the Territorial Force. This unit's role was to maintain order and protect the national territory in time of war.

© Jim Markland

James Markland lors d’une patrouille à cheval quelque part en Angleterre. Cette photographie est réalisée entre novembre 1915 et août 1916. Après cette date James est transféré en France dans un bataillon du Manchester Regiment.

 

James Markland on a mounted patrol somewhere in England. This photograph was taken between November 1915 and August 1916. After that date, James was transferred to France, in a battalion of the Manchester Regiment.

© Jim Markland

Lettre de James à son frère John, en date du 6 novembre 1916.

James, alors sur le front de la Somme avec le 20th Battalion Mancherster Regiment, répond à une précédente correspondance de son frère cadet, John. James est ravi d’apprendre la promotion obtenue par son jeune frère.

Letter from James to his brother, John, dated 6th November 1916.

Then at the Somme front with the 20th Battalion Manchester Regiment, James is replying to an earlier letter from his younger brother, John. James is delighted to learn of his younger brother's promotion.

© Jim Markland

Lettre de Rex, un soldat britannique, à la mère de James en date du 22 mai 1917.

Dans cette lettre, le camarade de James annonce à Bertha Markland la disparition de son fils depuis l’assaut lancé le 4 mai 1917 sur le village de Bullecourt, tenu par les Allemands. Rex ne perd pas espoir de retrouver James, porté disparu. Celui-ci peut se trouver gravement blessé dans un hôpital militaire ou être fait prisonnier par l’ennemi. Le soldat termine en confiant tout le bien qu’il pense de James et s’excuse de ne pas en savoir plus sur son sort.

 

Letter from Rex, a British soldier, to James' mother, dated 22nd May 1917.

In this letter, James' comrade informs Bertha Markland of the disappearance of her son during the attacked launched on 4th May 1917 on the village of Bullecourt, which was held by the Germans. Rex does not lose hope of finding James who has been posted missing. He could be seriously wounded in a military hospital or may have been taken prisoner by the enemy. The soldier ends by saying how much he thinks of James and apologises for not knowing more about his fate.

© Jim Markland

Le 12 juillet 1917, le « département d’enquête pour les blessés et les disparus » de la Croix Rouge britannique adresse un courrier au père de James, Thomas.

La Croix Rouge rapporte le témoignage de William Winters concernant la disparition de James. William, du même bataillon que James, a été grièvement blessé à Bullecourt, le 4 mai, lors de la même attaque où James a disparu. D’après William, James et plusieurs autres soldats ont été tués par un obus ennemi à 4h30 du matin, quelques instants avant de monter à l’attaque des positions allemandes.

 

On 12th July 1917, the Wounded and Missing Enquiry Department of the British Red Cross sent a letter to James' father, Thomas.

The Red Cross reports the account given by William Winter regarding James' disappearance. From the same battalion as James, William was seriously wounded at Bullecourt on 4th May, during the attack in which James disappeared. According to William, James and several other soldiers were killed by an enemy shell at 04:30 hours, just moments before going into the attack against German positions.

© Jim Markland

Dans cette lettre, en date du 16 juillet 1917, le soldat William Winters donne plus d’informations à Thomas Markland concernant la mort de son fils.

William explique que James a été tué dans l’explosion d’un obus, alors qu’il se trouvait dans sa tranchée quelques instants avant l’assaut des Britanniques sur le village de Bullecourt.

 

In this letter, dated 16th July 1917, Private William Winters gives more information to Thomas Markland about the death of his son.

William explains that James was killed by a shell burst in his trench a few moments before the British assault on the village of Bullecourt.

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BULLECOURT

 

Le 11 avril 1917, pour soutenir l’offensive lancée devant Arras depuis deux jours, le Général Gough, à la tête de la Ve armée britannique, déclenche une attaque entre Quéant et Bullecourt, puissant maillon dans l’organisation défensive allemande de la Ligne Hindenburg. Sans l’appui de l’artillerie, 12 tanks doivent ouvrir le passage à la 4th Australian Division et à la 62nd (2nd West Riding) Division, mais les tanks engagés sont rapidement mis hors service. Les soldats se heurtent alors à des défenses allemandes quasi intactes et sont contraints au repli.

Le 3 mai suivant, une seconde attaque est ordonnée. La 62nd (2nd West Riding) Division repart au combat avec la 2nd Australian Division qui refuse toute intervention des chars. Malgré un soutien de l’artillerie et le renfort des 1st et  5th Australian Divisions, la 2nde bataille de Bullecourt s’avère une tragique répétition de la première. Les Australiens prennent pied dans le village mais enregistrent 7 000 pertes supplémentaires.

Au total, près de 10 000 hommes de l’Australian Imperial Force sont tués ou blessés lors de ces deux batailles de Bullecourt.

On 11th April 1917, in support of the offensive launched outside Arras two days previously, the commander of the British Fifth Army, General Gough, ordered an attack between Quéant and Bullecourt, a stronghold in the German defensive system known as the Hindenburg Line. Without artillery support, 12 tanks were to open a passage for the 4th Australian Division and the 62nd (2nd West Riding) Division but the tanks deployed were quickly put out of action. So the infantry soldiers came up against German defences that were virtually intact, and were forced to fall back.

The following month, on 3rd May a second attack was ordered. The 62nd (2nd West Riding) Division went into battle once more alongside the 2nd Australian Division which refused the deployment of any tanks. Despite artillery support and reinforcements in the form of the 1st and 5th Australian Divisions, the Second Battle of Bullecourt proved to be a tragic repetition of the first. The Australians took control of the village, but suffered a further 7,000 losses.

In total, almost 10,000 men of the Australian Imperial Force were killed or wounded during the two battles of Bullecourt.

© Paper Menthe

En 1993, la statue d’un soldat australien surnommé le « Digger » est inaugurée dans le parc mémorial australien de Bullecourt, pour rendre hommage à l’engagement des forces australiennes. Œuvre du sculpteur Peter Corlett, qui a également réalisé le Cobber de Fromelles, ce soldat arbore les symboles des forces australiennes : un chapeau mou (slouch hat) sur lequel est accroché le badge du Rising Sun (soleil levant).

In 1993, a statue of an Australian solider nicknamed the “Digger”, was inaugurated in the Australian Memorial Park of Bullecourt to honour the commitment of those Australian forces. The work of sculptor Peter Corlett, who also created the Cobber at Fromelles, this soldier is wearing symbols of the Australian forces: a slouch hat bearing the Rising Sun badge.