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Corporal WILLIAM JOHN BENJAMIN AMESS

8th Battalion Rifle Brigade

Né à Woolwich (Angleterre) le 21 octobre 1895

Mort en Angleterre en 1950

© John Amess

 

Suivant l’exemple de son frère, William s’engage en tant que volontaire en décembre 1915 et débarque en France en janvier 1917. D’après le journal de marche du 8th Rifle Brigade, le bataillon est cantonné dans une des carrières du réseau Ronville où il assiste à un concert à la fin du mois de mars. Le 8 avril, après avoir suivi un office religieux dans une des caves d’Arras, les hommes passent la nuit dans la carrière Christchurch puis sont postés dans la tranchée de réserve le matin du 9 avril. Le lendemain, le bataillon part à l’assaut de Wancourt. Après la Bataille d’Arras, William, autrefois employé dans une compagnie de téléphone, intègre les transmissions grâce à ses compétences dans le domaine des communications.

Following the example of his brother, William joined up as a volunteer in December 1915 and was shipped to France in January 1917. According to the regimental diary of the 8th Rifle Brigade, the battalion was quartered in one of the caves of the Ronville network, where he attended a concert at the end of March. On 8th April, after taking part in a religious service in one of the cellars of Arras, the men spent the night in Christchurch cave and were then stationed in the reserve trenches on the morning of 9th April. The following day, the battalion moved up for the attack on Wancourt. After the Battle of Arras, William, who was formerly employed by a telephone company, was posted to signals thanks to his communications knowledge.

© John Amess

Photographie de William Amess en uniforme (assis à droite) avec quatre de ses camarades.

Ce cliché a probablement été réalisé à l’automne 1916, à Chatham en Angleterre. La ville de Chatham est proche du camp d’entraînement du bataillon de William. Chaque soldat sur la photo porte le badge de la Rifle Brigade sur la casquette. William arbore les galons de caporal, cousus sur l’uniforme au niveau du bras.

 

Photograph of William Amess wearing his uniform (seated on the right) with four of his comrades.

This might have been taken by fall 1916 in Chatham (England). The city of Chatham is close to William’s Battalion training camp. Each soldier on the picture is wearing the Rifle Brigade badge on their cap. William bears the corporal stripes visible on his uniform.

© Fonds documentaires Alain Jacques

Dessin, réalisé par un soldat britannique, montrant les troupes cantonnées dans les carrières d’Arras quelques heures avant la bataille.

 

In the Arras quarries during the last hours before the Battle of Arras (drawing by a British soldier).

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LE CANTONNEMENT SOUTERRAIN

© Fonds documentaire Alain Jacques

 

Les carrières souterraines aménagées par les équipes de tunneliers néo-zélandais renforcées par d’autres unités de tunneliers ou d’infanterie britannique, sont devenues de véritables cantonnements capables d’accueillir trois divisions britanniques. Dès le 3 avril 1917, un premier bataillon utilise les galeries creusées et passe du centre de la ville aux carrières situées sous les quartiers Saint- Sauveur et Ronville, distants de quelques dizaines de mètres des lignes adverses.

Un « commandant de cave », disposant de forces de polices nécessaires, a la responsabilité de la répartition spatiale des différentes unités britanniques qui vont se relayer dans cet immense abri. Des panneaux indiquent l’accès au poste de commandement, aux antennes médicales et aux cuisines.  Ces deux dernières structures sont systématiquement placées à proximité l’une de l’autre, suivant en cela le règlement institué dans les casernements britanniques.

Pour répondre aux besoins élémentaires des hommes, des douches et des réservoirs sont aménagés dont l’approvisionnement en eau est assuré par des canalisations ou des puits. Les latrines pour officiers et hommes du rang sont différenciées et installées dans chaque salle à proximité des accès, quand cela est possible, pour favoriser la ventilation. Réparties en deux séries de vingt places chacune, elles doivent suffire aux besoins d’un bataillon, soit 700 à 800 hommes. On crée également un nombre identique d’urinoirs et de douches.

La signalétique informe sur la localisation des points d’eau et de ces commodités, qui font l’objet d’un suivi sanitaire strict comme l’indique les recommandations retrouvées à proximité de ces lieux, telles que la mentions « no spitting allowed »… Toutes ces directives, émanant directement du commandant de bataillon, sont appliquées par l’officier médical. Sans satisfaire pleinement aux règles sanitaires en usage dans l’armée britannique pour l’installation d’un campement provisoire, les carrières d’Arras offrent cependant une grande sécurité malgré la proximité du front et un relatif confort aux hommes avant la montée aux lignes.

À la veille de la Bataille d’Arras, les caves et les carrières peuvent héberger plus de 24 000 hommes soit l’équivalent de la population d’Arras à la veille de la Grande Guerre.  13 000 sont logés sous le secteur des places, 2 000 sont placés dans les tunnels Saint-Sauveur et 9 000 peuvent aisément  prendre place dans les cantonnements souterrains de Ronville.

De nos jours, des milliers de graffitis et de dessins tels que des représentations féminines témoignent des pensées de ces soldats. D’autres dessins envoyés aux familles décrivent des événements réconfortants, comme le service religieux qui se tint devant le pilier 5E de la Carrière Wellington.

 

THE UNDERGROUND ENCAMPMENT 

© Fonds documentaire Alain Jacques

 

The underground quarries developed by the teams of New Zealand tunnellers, reinforced by other British tunnelling or infantry units, became a real encampment capable of accommodating no fewer than three British divisions. On 3rd April 1917, a first battalion was posted to the excavated galleries and was moved from the town centre down into the quarries lying beneath the Saint-Sauveur and Ronville districts, just a few dozen metres from the enemy lines.

A "cave commander", having the requisite policing resources at his disposal, was given responsibility for the spatial distribution of the various British units that were to succeed one another in this immense shelter. Signs pointed the way to the command post, medical units and the kitchens.  The medical units and kitchens were always installed close to one another, following the arrangement instituted in the British barracks.

To meet the men's basic necessities, showers and water tanks were installed and supplied with water via pipes or wells. The latrines for officers and the rank and file were separate and, if possible, were installed in each room close to the accesses to improve ventilation. Divided into two rows of twenty places each, they had to meet the requirements of a battalion, or 700 to 800 men. An equivalent number of urinals and showers were also created.

Signage pointed to the location of water points and sanitation facilities which were subject to strict sanitary monitoring, as indicated in notices posted nearby such as "No spitting allowed". All these instructions, handed down directly by the battalion command, were enforced by the medical officer. Although not fully compliant with the health rules applied in the British Army for the establishment of temporary encampments, the quarries of Arras nevertheless offered the men a high degree of protection in spite of their proximity to the front, and relative comfort before moving up to the battle line.

On the eve of the Battle of Arras, the caves and quarries had the capacity to accommodate over 24,000 men, the equivalent of the civilian population of Arras just before the Great War.  13,000 were stationed under the sector of the town's squares, 2,000 were posted to the Saint-Sauveur tunnels and 9,000 were easily accommodated in the Ronville underground encampments.

Today, thousands of graffiti and drawings, such as female figures, are indicative of the thoughts of those soldiers. Other drawings sent back home to families depict comforting events such as the religious service held in front of pillar 5E in the Wellington Tunnels.