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Private ROBERT EDWARD SWAIN

Royal Victoria Rifles

Né au Canada en 1894

Mort au Texas (USA) le 18 mai 1965

© Terry Swain

 

À 21 ans, Edward s’engage dans le Royal Victoria Rifles. Le 9 janvier 1917, trois mois avant l’assaut de la crête de Vimy, un tir de mortier explose juste derrière lui et l’ensevelit. Blessé, complètement sourd, Edward est envoyé dans plusieurs hôpitaux britanniques pour y être soigné. Rétabli, il est versé dans le 3rd Canadian Labour Battalion qui a pour mission de construire, relier et maintenir les voies ferrées depuis les dépôts d’approvisionnement jusqu’à la ligne de front. Edward, debout, et son camarade Christy Dales ont été immortalisés devant les ruines de la chapelle des sœurs de la Charité, place Quincaille, par Ruff, photographe arrageois dont le studio était installé rue des Teinturiers à Arras.

At the age of 21, Edward enlisted with the Royal Victoria Rifles. On 9th January 1917, three months before the attack on Vimy Ridge, a mortar round exploded just behind him and buried him. Wounded and completely deaf, Edward was sent to several British hospitals to receive treatment. Upon his recovery, he was posted to the 3rd Canadian Labour Battalion which was tasked with building, connecting and maintaining the rail lines from the supply depots to the front line. Edward, standing, and his comrade, Christy Dales, were captured in front of the ruins of the Chapelle des Sœurs de la Charité in the Place Quincaille, by Ruff, an Arras-born photographer whose studio was established in the Rue des Teinturiers in Arras.

© Terry Swain

Attestation d’engagement d’Edward Swain au sein de la Canadian Expeditionary Force.

 

Edward Swain's recruitment attestation, for his enlistment in the Canadian Expeditionary Force.

© Terry Swain

Cette photographie montre Edward aux côtés de ses amis, Frank McCharles et Gerald McNamara le jour de leur engagement dans le corps canadien, le 16 novembre 1915.

Au début des années 1900, le jeune Edward Swain, orphelin de père travaille avec son beau-père dans la ferme familiale. À l’Automne 1915, après une année de combats et devant les pertes subies par les Alliés, une importante campagne de recrutement est organisée au Canada. Pour Edward, la moisson est terminée, un hiver froid, long et ennuyeux s’annonce, avec ses compagnons Frank et Gerald ils décident de s’engager dans le corps expéditionnaire canadien. Edward est alors âgé de 21 ans.

 

This photograph shows Edward Swain alongside his friends, Frank McCharles and Gerald McNamara, on the day of their enlistment in the Canadian Corps, on 16th November 1915.

In the early 1900s, the young Edward Swain, who was fatherless, worked with his stepfather on the family farm. In the autumn of 1915, after a year of battles and in response to the losses suffered by the Allies, a major recruitment campaign was organised in Canada. For Edward, the harvest was finished and he had a long, cold and dull winter to look forward to, so he and his friends Frank and Gerald decided to join up with the Canadian Expeditionary Corps. Edward was then 21 years old.

© Terry Swain

Photographie d’Edward (debout) en compagnie de sa mère Carrie (à gauche), sa sœur Elva (à droite) et son neveu Gordon portant un uniforme de soldat pour enfant.

Peu de temps après avoir rempli ses papiers d’engagement le soldat Edward Swain reçoit l’ordre de rejoindre le 90th Winnipeg Rifles. Ce cliché est réalisé en février 1916 alors qu’Edward est en permission chez lui à Winnipeg avant de repartir pour l’entraînement avec son bataillon à Valcartier, au Québec.

Photograph of Edward (standing) in the company of his mother, Carrie (on the left), his sister Elva (on the right) and his nephew Gordon wearing a dressing up soldier's uniform.

Shortly after filling out his enlistment papers, Private Edward Swain received the order to join the 90th Winnipeg Rifles. This photograph was taken in February 1916 while Edward was on leave in his home in Winnipeg, before he left for training with his battalion in Valcartier, Quebec.

© Terry Swain

Edward (à gauche) est avec son oncle Robert. Ce portrait est réalisé en février 1916 alors qu’Edward est en permission.

 

Edward (on the left) is with his uncle Robert. This portrait was taken in February 1916 while Edward was on leave.

© Terry Swain

Sur ce portrait de groupe pris à Londres, on y voit Edward (assis à gauche) accompagné de trois de ses camarades. Le bataillon d’Edward quitte le Canada depuis Halifax, le 31 mai 1916, à bord du SS. Olympic et arrive à Liverpool le 8 juin. Les soldats montent leur camp à Digbate, dans les plaines de Salisbury. Le 10 juillet 1916, Edward est transféré au Royal Victoria (Montreal Regiment) et débarque au Havre en France.

 

In this group photograph taken in London, we see Edward (seated on the left) accompanied by three of his comrades. Edward's battalion left Canada, setting sail from Halifax, on 31st May 1916 on board the S.S. Olympic and arrived in Liverpool on 8th June. The soldiers set up their camp in Digbate, on Salisbury Plain. On 10th July 1916, Edward was transferred to the Royal Victoria (Montreal Regiment) and was shipped to Le Havre in France.

© Terry Swain

Edward envoie à sa sœur une carte postale du clocher en ruines de l’église Saint-Jean-Baptiste.

 

Edward sent his sister a postcard of the ruined bell tower of the Church of Saint-Jean-Baptiste.

Le saviez-vous ?

On estime à plus de 1 000 le nombre de lettres écrites par combattant, une lettre par jour en moyenne pendant les quatre années de guerre. Écrire permet de garder un lien avec ceux restés à l’arrière, de prendre des nouvelles, d’en donner et de dire que l’on est toujours en vie. Ce contact est une des béquilles du combattant. Écrire permet aussi de rester proche de la réalité dans un conflit durant lequel les soldats développent une insensibilité progressive à l’horreur. En tout, ce sont plus de quatre millions de lettres qui sont échangées par jour, six à sept milliards durant toute la durée du conflit. Plus de 80 000 modèles de cartes postales – alors un moyen simple, populaire et gratuit pour les soldats, de s’écrire – sont créés lors du conflit.

Did you know ?

Each soldier is estimated to have sent over 1,000 letters, an average of one letter a day over the four years of war. Writing helped the troops to maintain a link with those left behind, learn the news from home, send their own news and give reassurance that they were still alive. This contact was a real comfort for the combatants. Writing also allowed them to stay in touch to reality in a conflict in which soldiers developed a gradual immunity to the horror. In total, more than four million letters were exchanged every day, six to seven billion over the entire duration of the War. More than 80,000 postcard designs were created during the conflict. At that time, they were a simple and popular means of exchanging correspondence and were free to the soldiers.

© Terry Swain

Disque d’identité d’Edward Swain.

 

Edward Swain’s dog tag

© Terry Swain

Certificat de démobilisation d’Edward, daté du 31 mars 1919.

 

Edward's demobilisation certificate, dated 31st March 1919.

Zoom sur... / Focus on...

VIMY

 

Depuis  octobre 1914, la crête de Vimy qui culmine à 145 mètres, est aux mains des Allemands. En raison de son importance stratégique, elle a été massivement fortifiée, avec des lignes de tranchées ponctuées d’abris bétonnés. De la fin 1914 à la fin 1916, toutes les tentatives alliées pour s’emparer de ce verrou ont échoué.

 

Lors de la Bataille d'Arras, les quatre divisions canadiennes, réunies pour la première fois en un corps d’armée, ont pour mission la prise de la crête. Les préparatifs sont caractérisés par leur extrême minutie et par l’importance accordée à la logistique de l’offensive. Un effort considérable est aussi réalisé pour creuser et aménager un vaste réseau de 12 tunnels à plus de 10 mètres sous terre. Ils doivent permettre un accès protégé des troupes d’assaut à la première ligne et le contact rapide vers l’arrière pour le rapatriement des blessés, le ravitaillement et les renforts. Éclairés, équipés pour certains de chemins de fer à voie étroite et de canalisations d’eau, ces tunnels sont aussi aménagés pour entreposer des stocks de nourriture et de munitions.

 

À 5h30, le 9 avril 1917, l’infanterie canadienne part à l’assaut, précédée d’un barrage d’artillerie, parfaitement chronométré, qui avance devant les fantassins et les chars. En 30 minutes, les Canadiens se rendent maîtres d’une partie de la première ligne allemande, puis de segments de la seconde après seulement une heure de combat. Deux jours plus tard, toute la crête est sous contrôle. Les Canadiens ont capturé 3 400 prisonniers allemands en trois jours. La capture de la crête de Vimy a un coût humain élevé : on dénombre 10 602 victimes canadiennes, dont 3 598 tués. Cette victoire demeure une page majeure dans l’histoire de la nation canadienne.

 

From October 1914, Vimy Ridge, reaching 145 metres at its highest point, had been in the hands of the Germans. Because of its strategic value, it was massively fortified with lines of trenches dotted with concrete shelters. From late 1914 to late 1916, every Allied attempt at seizing this obstacle failed.

 

During the Battle of Arras, the mission to take the ridge was assigned to the four Canadian divisions, in action as a single army corps for the first time. Preparations were extremely meticulous and importance was attached to the logistics for the offensive. Considerable effort was also devoted to excavating and developing a vast network of 12 tunnels 10 metres underground. Their role was to offer the attack troops protected access to the front line and also a rapid route for evacuating the wounded rearward and bringing up supplies and reinforcements. These tunnels had electric lighting and some of them were equipped with narrow gauge rail lines and water pipes. They were also fitted out to hold stocks of foodstuffs and munitions.

 

At 05:30 hours on 9th April 1917, the Canadian infantry moved into the attack, preceded by a perfectly timed artillery barrage which rolled forward ahead of the infantrymen and tanks. In 30 minutes, the Canadians had seized part of the German first line, followed by sections of the second line after just one hour of fighting. Two days later, the entire ridge was under their control. The Canadians captured 3,400 German prisoners in three days. The capture of Vimy Ridge came at a high human cost: losses stood at 10,602, 3,598 of them killed in action. This victory is recognised as a key chapter in the history of the Canadian nation.

© Nicolat Belot - Fotolia

 

Un mémorial, inauguré en 1936, se dresse sur le sommet de la crête, dans un terrain concédé au Canada. Walter Seymour Allward mit onze ans à réaliser ce mémorial, qui rend hommage aux 66 655 Canadiens tués au cours de la Première Guerre mondiale. Sur la base de ce monument figurent les 11 285 noms des soldats canadiens, sans sépulture et présumés morts en France.

Inaugurated in 1936, a memorial stands on the summit of the ridge, on a site gifted to Canada. Walter Seymour Allward devoted eleven years to creating this memorial, which honours the 66,655 Canadians who fell during the First World War. The names of the 11,285 Canadian soldiers who have no known grave and are presumed to have died in France appear on the base of this monument.